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Editorial






Pour partir d'un des développements les plus en vue comme le photovoltaïque, on est bien à l'épicentre de la physique (pour la connaissance des photons), de l'optique (pour la modélisation du comportement des photons), du vide (pour les dépôts de couches minces) et de l'électronique (pour la transformation en énergie électrique).
C'est intéressant de remarquer que c'est également le fondement de notre société la F2S qui regroupe la physique, l'optique, le vide et l'électronique.
Comparaison n'est pas raison, partons sur un autre domaine dans lequel les plus grands progrès restent à accomplir : la médecine nucléaire. Un enjeu de taille, qui peut nous parler affectivement mais qui est aussi un enjeu économique. Quels progrès accomplir sans interdisciplinarité ? On a besoin de la physique nucléaire bien sûr mais pour la création des matériaux cibles, toutes les connaissances sont appelées.
Quels sont, dans les sauts technologiques récents, ceux qui s'affranchissent de la physique, de l'optique de l'électronique et du vide ?
Je n'en vois aucun, en revanche je vois bien qu'il nous faut communiquer ; que, encore un exemple, les plus jeunes doivent intégrer que les progrès en informatique sont assis sur des bases physiques : pas de miniaturisation, pas d'écrans souples, pas de vitesse de transfert sans science en amont.
Hardi les sociétés scientifiques, nous avons du travail pour faire passer le message, l'innovation est un principe …. scientifique
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Isabelle Richardt - Société Française du Vide

Tout le monde parle d'innovation, notre vielle Europe voit son salut économique dans l'innovation, les sociétés se veulent innovantes, mais peut-on envisager l'innovation technologique sans pilier scientifique. Ce pilier nécessaire n'est pas l'apanage d'une science mais bien du croisement de différents domaines tant en physique fondamentale que dans ses applications.